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mardi 21 juin 2016

La confidente des morts d'Ariana Franklin...

Hello tout le monde, 

La confidente des morts est un roman qui traîne dans ma pal depuis septembre dernier, me semble-t-il. Audrey du blog Cellardoor m'avait conseillé ce titre lors d'un échange concernant sa chronique de "La compagnie des menteurs" de Karen Maitland... 
Roman que je me suis d'ailleurs procuré et qui est l'un de mes coups de coeur de l'an passé. Aussi, je ne peux que vous le conseiller si toutefois vous êtes adeptes de polars et thrillers médiévaux. 

En conclusion, merci, Audrey, pour toutes ces découvertes !! 

Une fois encore, je m'éparpille... Bon cela dit, c'est un peu ma marque de fabrique. ;) 

Je disais donc, "La confidente des morts" a ressurgi sur le haut de ma pal suite à une conversation avec Axelle-Rebecca du blog Crocbooks qui m'a proposé une lecture commune de ce roman. Je l'en remercie et je vous mets en lien la page de son blog ainsi que sa chronique. 

Crocbooks : La confidente des morts d'Ariana Franklin.

Son avis :
Avant toute autre chose, j’aimerais remercier l’administratrice du blog In The Romance We Trust d’avoir lu ce policier médiéval avec moi. J’adore les éditions 10-18 et leurs pépites en version poche.
Je suis tombée amoureuse de l’écriture de cette spécialiste de l’Angleterre du Moyen-Age. Quel dynamisme! L’enquête est très bien menée. Elle constitue un précieux éclairage sur le XII ème siècle. Le règne d’Henri II Plantagênet qui a duré plus de trente-quatre ans était empreint de tensions politiques et religieuses. La perspicacité des personnages nous renseigne sur les contradictions d’une époque. Les jugements hâtifs concernant la place des femmes et le peuple juif allaient bon train, les remèdes médicinaux commençaient aussi à entrer en concurrence avec l’apprentissage scientifique. Les superstitions religieuses s’opposaient parfois au scepticisme philosophique… Ici, la gestion des rapports amicaux, amoureux ajoute du réalisme, de la douceur à l’intrigue.
On se demande jusqu’à la dernière page qui est l’assassin… J’ai complètement été happée par ce tourbillon littéraire. Ce livre est un coup de coeur. Je compte bien me procurer prochainement l’autre investigation traduite en français : La morte du labyrinthe.



Résumé de l'éditeur : 

Cambridge, 1171. Un enfant a été massacré dans des conditions atroces et les juifs, désignés comme boucs émissaires, ont été forcés de se retirer dans le château seigneurial afin d’éviter un lynchage en règle. Henry, roi d’Angleterre, ne voit pas ces événements d’un très bon oeil. Le véritable assassin doit être trouvé, et rapidement. Un enquêteur de renom, Simon de Naples, est dépêché depuis le continent et débarque en ville accompagné d’un Arabe et d’une femme médecin, Adélia Aguilar, spécialisée dans l’étude des cadavres… Un savoir-faire qu’elle doit garder secret si elle veut éviter d’être accusée de sorcellerie.


Mon avis : 

Ce roman est une superbe découverte... Vraiment !! Absolument tout était réuni pour faire de ce moment de lecture, un agréable intermède livresque.

Tout d'abord, il faut savoir que dans ce roman, on entre très rapidement dans le vif du sujet. Bien entendu, l'auteur met en place l'intrigue en utilisant moult détails, mais c'est fait avec une telle intelligence (même pas peur) que l'on ne s'ennuie pas un instant. Elle décrit rigoureusement les lieux, ce qui nous permet d’imaginer les endroits où se déroule l'intrigue. Notamment Cambridge. Elle décrit très précisément aussi, les moeurs de l'époque, le fonctionnement des institutions religieuses, le mode des vies des paysans, mais aussi des notables, les croyances, les superstitions, etc. 

Elle introduit de nombreux personnages en simultané ce qui peut, à un moment nous faire perdre le fil conducteur du récit, et même sembler parfois quelque peu rébarbatif... mais accrochez-vous !! Une fois tour cela mit bout à bout, on adhère très rapidement audit récit.  

On pourrait faire une indigestion devant tant de descriptions... mais non, comme je l'ai mentionné plus haut, Ariana Franklin réussit l'exploit de détailler son oeuvre sans que cela nous assomme. Justement parce qu'entre chaque description, nous pénétrons avec subtilité dans le coeur de l'intrigue principale. 

Henry II a besoin de la manne financière que constitue la communauté juive, pour cela il faut rapidement la disculper des soupçons qui pèsent sur elle. De manière très détaillée, l'auteur explique la relation ambiguë qu'entretenait le monarque avec ce peuple toléré en terre chrétienne.

Il décide donc de faire appelle à Simon de Naples célèbre enquêteur qui sera accompagnée dans son périple par Mansur le sarrasin, castrat de son état. Le monarque de Salernes décide de leur adjoindre l'aide d'une femme dont les connaissances sur l'étude des cadavres leur seront d'une aide précieuse. Il ne tergiverse pas, la meilleure d'entre eux les accompagnera. 

Cette femme c'est Adélia ! 

Parlons du cas Adélia... Tout d'abord il faut savoir que les femmes médecins à cette époque, hormis à Salernes qui fait figure d'exception, étaient considérées comme des sorcières. Aussi, lors de leur arrivée à Cambridge, Adélia taira-t-elle le rôle qu'elle est censée jouer dans l'enquête menée par Simon de Naples. 

Cette femme est totalement en décalage avec son époque même si elle en a admis les codes. De fait, face aux comportements superstitieux, face aux agressions dont elle est la victime (notamment de Sir Gervase qui la traite de Putain à tout va), face aux délires obscurantistes elle observe, analyse, intériorise, se ronge, mais se tait. 
Et là moi je dis bravo !! Une femme avec un esprit profondément et résolument moderne, mais qui n'a d'autres choix que de s'adapter aux codes de l'époque, on ne peut que féliciter l'auteur qui respecte en tout point les faits historiques et le comportement que devaient adopter les femmes en cette sombre période médiévale. 

Le seul et unique point négatif que je souhaite soulever... entre nous, je devrais le qualifier de désagrément plus que de réel point négatif, car il n'a pas forcément gêné ma lecture. Il m'a interpellé c'est sur, suffisamment en tout cas pour que je le mentionne. C'est l'agacement récurrent d'Adélia. 
Toutes les deux pages... pour ne pas dire, en réalité à toutes les pages, Adélia répond sèchement, s'agace, soupir de mécontentement, s'agace de nouveau, répond sèchement encore une fois... etc. 

Bon, je dois avouer que c'est un trait de caractère que je DÉTESTE. Peut-être ceci explique-t-il le fait que cela m'ait autant marqué. Face à une personne absolument pas agressive à mon égard... Je n'ai aucune raison de m'agacer... Elle peut ne pas me comprendre, je peux lui expliquer... Nul besoin d'être acariâtre... Bon voilà c'est dit ;) 

Voilà, outre ce "détail" sans grande importance dans l'intérêt de l'histoire, je n'ai absolument rien d'autre de "négatif" à évoquer concernant ce roman. 

Je conclurais même en affirmant que ce roman est une petite pépite du genre !!  J'ai tout simplement adoré me plonger dans ce thriller médiéval de qualité. Intrigue rondement menée, originalité de l'histoire, dimension historique respectée. J'ai complètement était captivée par ce polar se déroulant dans une Angleterre médiévale obscurantiste ou croyances et superstitions sont le carburant d'une société au moeurs étriquée.  

Bonne lecture... ou pas :) 

Sanasan



samedi 31 octobre 2015

Le maître Chanteur Julie Garwood

Hello tout le monde,


Ce n'est plus un secret je crois, j'aime l'Ecosse.... Et les Highlands... Et les highlanders.
Mais surtout j'aime Julie Garwood.
Plus besoin de la présenter, elle fait partie des auteurs "phares" de la collection Aventures et Passions de chez "J'ai Lu Pour elle".
Je crois avoir lu mon premier roman de l'auteur à 17 ou 18 ans... Hum! Ça date donc un peu ;)

Ce mois-ci J'ai lu réédite "Le Maître Chanteur" qui est le tome 2 de La trilogie des "Lairds des
Highlands".

- Tome 1 : Le secret de Judith (cliquer sur le titre pour accéder à ma chronique)
- Tome 2 : Le Maître Chanteur
- Tome 3 : La musique des sombres passions ( A paraître en novembre)



Voici le résumé :

Lady Gillian n'a pas le choix. Si elle veut sauver son oncle, retenu prisonnier par le félon Alford, il lui faut retrouver le trésor que convoite ce dernier et se rendre en Ecosse alors qu'une guerre sans merci oppose l'Angleterre aux Highlanders. Affronter les farouches habitants des Hautes Terres du Nord n'est pas une mince affaire. Pour eux, tout Anglais est un ennemi potentiel, même s'il s'agit d'une femme ! Brodick, chef du clan Buchanan, admire pourtant le courage de Gillian et, peu à peu, s'enflamme pour ses yeux verts. Peu importe qu'elle soit anglaise, elle sera sienne. De son côté, Gillian est loin d'être insensible à la séduction de ce géant blond, aux manières quelque peu brutales, mais elle a une mission à accomplir et personne ne pourra l'en empêcher !


Je ne vais pas trop m'étendre sur le sujet mais nous retrouvons ici tout ce qui fait la patte de l'auteur.
De l'humour, de l'aventure, de la passion et une intrigue bien ficelée qui, même si elle peut nous paraître légèrement tirée par les cheveux, nous prend dans ses filets et nous donne envie de poursuivre notre lecture.

Ne me demandez pas d'être objective avec les romans de J.Garwood, je ne peux pas! Je les aime tous! Sans exception, même les moins bons de l'auteur :) (si si ça existe! Pas beaucoup mais il y en a). Incohérent? Sans nul doute! Affectif? Evidemment ;)

Ici nous allons découvrir l'histoire de Gillian et de Brodick (aperçu dans le Tome 1).

Afin de sauver de son oncle détenu par l'infâme Alford, Gillian doit se rendre dans les Highlands afin de récupérer le coffret d'Ariana. Alford pense qu'il est détenue par la soeur de Gillian, réfugiée justement, dans les Highlands depuis son enfance à la mort de leur père.
Dans sa fuite vers l'Ecosse, Gillian emmènera avec elle Alec, kidnappé par erreur par Alford. En plus de sa mission initiale, elle essaiera grâce à l'aide de deux amis de ramener Alec auprès de sa famille (ses parents sont Ian et Judith du Tome 1).
Elle fera la rencontre de Brodick dont elle sollicitera l'aide. Pour finir par tomber "très rapidement" amoureuse de lui...
Ben ça c'est du J.G tout craché! On ne perd pas son temps en tergiversation, on s'aime rapidos.
Ceci dit elle a le talent unique de faire en sorte que cela ne gêne pas notre lecture, bien au contraire! Pas de besoin de se taper dessus pendant 500 pages pour rendre la romance intéressante! La preuve!
Brodick est le mâle alpha par excellence, dure, bourru, légèrement insensible (du moins c'est l'air qu'il veut bien se donner).... Mais on l'aimera pour ça!
Gillian au contraire est douce, accommodante, généreuse et aimable (des qualités classiques et communes chez les héroïnes de JG).

Une seconde romance se nouera entre Brighid et Ramsey (tous les deux du clan Ramsay pas celui des Buchanan de Brodick). Ce que je trouve dommage, c'est que JG n'ait pas cru bon de développer cette romance dans un tome différent. Elle fera donc partie intégrante de cette histoire et nous suivrons l'évolution de leurs sentiments au même titre que ceux de Brodick et Gillian.

Voilà, voilà! Il est évident que je n'ai pas besoin de vous préciser de vous jeter dessus rapidement! C'est un peu comme le Nutella il FAUT se jeter dessus ;)

Bonne lecture,

Sanasan

vendredi 2 octobre 2015

Mariée et Soumise Elisabeth Moss




Hello hello, 

Aujourd'hui je vais vous la faire courte, très courte même...

Hier soir je ne voulais pas commencer un livre qui était au dessus de ma PAL afin de ne pas ressentir la frustration de ne pouvoir le finir. J'ai donc commencé celui-là. 
Heureusement, il fait partie romans gratuits que proposait amazon (opération milady), il y a quelque temps du coup je suis hautement ravie de ne pas voir dépensé mon argent dans ce torchon....
Je m'explique...

Cette histoire (si histoire il y a) est censée se dérouler durant le règne d'Henry VIII (période que j'affectionne tout particulièrement, je reparlerai prochainement de la série Les Tudors diffusée sur ARTE que j'ai beaucoup aimé)... 

La, point ou peu de détails concernant cette période durant toute le première partie du livre... 
Cela s'améliore dans la deuxième partie mais bon...
Grosse frustration donc!
Mais le pire reste à venir!!!!
Kesako que ce truc me suis-je dis! Le langage du héros, mais surtout de l'héroïne (qui est rappelons-le censée être une dame de la cour, naïve, vierge, etc....) est tellement cru que j'avais l'impression de lire un porno bas de gamme.... 

Du coup je ne vais pas me priver du plaisir de partager avec vous quelques extraits du roman :

« — Baisez-moi, Wolf, murmura-t-elle, sincère. Je veux sentir votre queue en moi. Prenez-moi. »

Attendez!!! Et c'est pas fini (dixit la pub de SFR)...

« Wolf, qui ne la quittait pas des yeux, esquissa un sourire amusé tout en refermant le poing. Il entama de lents mouvements, et aussitôt une goutte perla à l’extrémité de son sexe, qui grossit encore plus. Eloise ne put s’empêcher de se passer la langue sur les lèvres en observant ses gestes, impatiente de le sentir en elle.
— Auriez-vous encore faim, milady ? 
— Si vous avez encore faim, prenez-moi dans votre bouche et sucez-moi.

« Oui, ma chère épouse, je le veux. Je souhaite que vous preniez ma queue dans votre bouche et que vous me donniez du plaisir avec votre langue, »

Bon je m'arrête là afin de vous éviter une éventuelle crise d'urticaire....

Il semblerait donc, que le mot "queue", "sucer" etc.... Fasse partie du langage policée des gentes dames de l'époque selon Elisabeth Moss... 

ATTENTION ce type dans langage dans certains romans ne me choque pas outre mesure... Mais là en plein 16eme siècle c'est du grand n'importe quoi!
J'aurais voulu le balancer à travers la pièce mais manque de bol, c'était un ebook enregistré sur mon ordi que j'avais la flemme de transférer sur ma tablette (que je n'aurais pas balancé non plus d'ailleurs émoticône wink ).

Monica McCarty dans sa saga des Highlanders ne fait pas non plus dans la dentelle dans la description des scènes de sexes, mais elle a su l'intégrer avec brio, dans le contexte de l'époque et respecter un minimum les codes de l'époque!

Et malheureusement ce n'est pas tout... L'écriture de l'auteur est moyenne, elle passe son temps à décrire les mimiques ou sensations des protagonistes (c'est la première fois que cela m'interpelle autant)... 

L'héroïne est une pimbêche froide est cassante mais qui n'est pas contre une partie de jambe en l'air avec son rustre de mari....


Il passe leur temps à imaginer que l'un l'autre pense tel ou tel truc ce qui engendre des malentendus ridicules, pas du tout crédibles et finalement on se dit vite qu'on en finisse! 

Un conseil, si vous recherchez de l'historique sans prise de tête, lisez un bon vieil Harlequin dans lequel à mon avis, il y a parfois bien plus de recherche que dans ces "romances" qu'on nous pond à l'heure actuelle. 

Du coup voilà un roman que je ne recommande pas du tout sauf si d'aventure c'est la dèche et que vous n'ayez rien d'autre sous le coude ou que, comme moi, vous l'ayez eu gratos émoticône wink

Voilà voilà

Belle journée à vous émoticône smile

mercredi 1 juillet 2015

A toutes celles qui ont refermé "La Châtelaine de Mallaig" avec regrets...

Hello tout le monde,

Si comme moi vous avez refermé ce brillantissime roman qu'est "La châtelaine de Mallaig" avec une pointe de regrets.... Snif... Voici une nouvelle qui risque fort de vous plaire!

Sur son site, l'auteure Diane Lacombe, a publié une série de lettres échangées par Gunelle avec son amie d'Aberdeen, Seonnag forbes.

Les voici telles que représentées sur le site (l'image de Gunelle, vous l'aurez reconnue, correspond à la couverture du roman) :



Que vont nous apprendre ces missives me direz-vous?

Bien des choses que l'on sait déjà, mais du point de vue d'une Gunelle qui aurait pris du recul vis à vis des évènements qui sont survenus dans son existence. Nous découvrirons également des éléments de son passé qui viendrons nous éclairer sur certains traits de sa personnalité (et pourtant il y a moult détails dans le roman).

Nous faisons également connaissance avec l'amie de Gunelle, Seonnag, totalement absente du roman, mais qui au travers de ses réponses nous apprend bien des choses que nous ignorions concernant la châtelaine de Mallaig, et bien entendu la concernant elle-même.

On redécouvre au travers de ces échanges, la difficulté qu'a rencontré Gunelle lors de son installation à Mallaig, le rejet dont elle a fait l'objet par son époux Iain, et le lien tenu entre les époux lors de l'apprentissage par Iain de la langue Scot (dont il était totalement ignorant).

Elle retranscrit avec beaucoup de clarté, de douceur et de compréhension ses relations controversées avec son époux, mais également le tournant positifs que celles-ci ont prises lors de son sauvetage par son époux d'une noyade certaine, près du Pic de Ninian.

On découvrira également avec plaisir la tendre inclination que porte Séonnag à Darren, le frère de Gunelle et l'épilogue heureux de cette histoire d'amour.

Nous apprendrons bien d'autres choses évidemment... Mais je m'arrêtes là. Je vous laisse le soin de découvrir la suite par vous-même.

J'ai eu grand plaisir à retrouver Gunelle au travers de ces missives, courtes certes, mais ô combien captivantes! J'espère qu'il en sera de même pour vous.

un petit mot de l'auteur concernant cette "suite" :

"Avec Johanne Lindsay, une des plus fidèles lectrices de la trilogie de Mallaig et une médiéviste accomplie, je partage un grand attrait pour l'Écosse du XVesiècle. Notre imaginaire romanesque s'y rejoint. Johanne a bien voulu tenir la plume pour donner la réplique à Gunelle dans ses lettres à son amie d'enfance à Aberdeen, dame Seonnag Forbes. Concevoir une correspondance entre nos deux héroïnes est tout autant un jeu pour nous qu'une façon de nourrir notre amitié."

Voici le lien qui vous permettra de découvrir ces lettres :

http://www.dianelacombe.ca/correspondances/missives-gunelle-amie-seonnag

Bonne lecture,

Sanasan

jeudi 11 juin 2015

La Châtelaine de Mallaig de Diane Lacombe



Résumé de l'éditeur:


Ecosse, 1424. Fille d'un armateur prospère d'Aberdeen, Gunelle Keith a dix-neuf ans lorsqu'elle est donnée en mariage à Ian MacNèil, le fils du chef du clan MacNèil à Mallaig, dans les Highlands. Triste mariage mais union hautement stratégique pour réconcilier deux clans en lutte depuis plusieurs générations. Jeune fille au tempérament indépendant, cultivée et instruite, Gunelle voit ce mariage comme un désastre. Et la mauvaise réputation de son futur époux n'est pas faite pour la rassurer… Seule et désemparée, la voilà précipitée dans l'univers sauvage et rude de Mallaig, au sein d'une famille marquée par le deuil.


En une année, elle devra faire l'apprentissage d'une nouvelle langue, combattre l'indignité d'un époux qui la rejette et subir l'incessante guerre entre les deux clans. Femme de devoir, elle parviendra, à force d'obstination et de clairvoyance, à gagner l'estime de sa belle-famille et enfin à apprivoiser son époux.

Mon Avis :



Si ce n'est déjà fait un conseil, Lisez-le! Vous allez ADORER.
Et pourtant ça commençait plutôt mal! Je m'explique :
Gunelle est une jeune fille des Lowlands que l'on donne en mariage à Iain MacNeil un fier Highlander, afin d'apaiser un vieux conflit entre les deux clans (l'expression la guerre des clans doit probablement venir d'Ecosse ;) ). 
Leur rencontre laisse présager du pire, Iain est odieux, arrogant voire détestable (on va d'ailleurs adorer le détester). Il ne lui épargne rien, humiliation, insulte et j'en passe. 
Gunelle est une jeune femme courageuse, généreuse et pleine de bon sens. Ce qui lui attirera la sympathie de tous (et l'amour de certains), sauf (au départ) celle de son mari et de la belle-soeur de celui-ci Dame Beathag (Il faut toujours qu'il y ait une méchante dans l'histoire ;) ). 
La première partie du livre foisonne de joutes verbales entre les époux, on s'en délecte!
Voici d'ailleurs un passage que j'ai particulièrement apprécié :

"Dites-moi Ma Dame, est-ce aussi par devoir que vous acceptez de boire du Usige-beatha (mot gaélique signifiant Whisky, eau de vie) avec moi?
- Je suis fatiguée de parler seule mon seigneur. Puisque vous semblez d'humeur à boire et être en ma compagnie, aussi bien boire avec vous. La boisson a ceci d'intéressant  qu'elle se passe de discours et se boit dans n'importe quelle langue. N'êtes-vous pas de cet avis? "

Puis enfin, petit à petit grâce à ses nombreuses qualité, elle gagnera l'estime, et enfin l'amour de cet homme rude, rustre et mal-aimé (je ne vous en dis pas plus vous, découvrirez pourquoi dans le livre, c'est une des raison pour laquelle d'ailleurs, je ne lirais pas le tome 1 l'hermine de Mallaig qui bizarrement est paru après la Châtelaine de Mallaig. Allez comprendre!) et l'aidera petit à petit à combattre ses démons. 

Je vous cite un passage qui marquera un tournant dans les relations entre les époux :

"Je ne comprends pas grand chose non plus Ma Dame, murmura-t-il dans mes cheveux, mais je sais que je suis fatigué de vous faire la guerre et j'abandonne. Désormais, je ne lutte plus contre les sentiments que j'éprouve pour vous. Tant pis si vous devez un jour me rejeter!"

Ahhhh qui n'a jamais rêvé qu'un homme lui fasse une telle déclaration!!!  

Dans la deuxième partie, nous suivrons l'évolution des sentiments naissants entre Gunelle et Iain (la lettre d'amour sous forme de poème de Iain à Gunelle alors qu'il est confiné à Stirling, une merveille!), la lutte de Iain afin d'asseoir son autorité de chef de clan, la bataille contre les Cameron. Mais pas que! Cette partie regorge d'aventures, de traitrises, de jalousies... Somme toute, de quoi nous tenir en haleine jusqu'à la fin. 

Bonne lecture! 

Sanasan