jeudi 12 mai 2016

Une troublante innocence de Margaret Moore

Hello tout le monde, 

Margaret Moore est sans le moindre doute, l’une des auteures de romance médiévale que j’apprécie le plus. Elle est très prolifique puisqu’elle a publié pas moins d’une quarantaine de romances se déroulant à cette époque. Et je pense que vous vous en doutez déjà, mais c’est une des périodes que j’affectionne le plus. 




Résumé

Angleterre, 1020
Mal à l’aise, Raymond d’Estienne observe sa jeune et ravissante épouse. Dans sa toilette brodée, le front ceint d’un cercle d’or, Elizabeth incarne la fraîcheur et l’innocence. N’importe qui se réjouirait d’avoir pour compagne une créature aussi enchanteresse, mais un destin sans pitié l’a contraint à la méfiance. Depuis la disparition tragique de sa première femme, Raymond doute des autres, et aussi de lui-même. Surtout de lui-même. Il a donc pris la décision qui s’impose : ces secondes noces ne seront rien d’autre qu’un mariage de convenance. Que cela lui plaise ou non, sa nouvelle épouse devra se satisfaire de son unique fonction : donner un héritier à son seigneur et maître…

Elle est sublime, douce, innocente... En aucun cas il ne doit en tomber amoureux.


Mon avis 

Élisabeth est une jeune femme de noble lignée sortant tout droit d’un couvent dans lequel elle a vécu un véritable calvaire durant 13 longues années. Cette institution étant dirigée par une femme acariâtre, mesquine, voire cruelle, qui lui a fait subir les pires humiliations, allant même jusqu’à la fouetter. 
Elle est libérée de cet enfer par son oncle, Lord Perronnet qui souhaite la marier à Raymond d’Estienne en lieu et place de sa cousine Geneviève, qui a fui ce mariage en se liant à un autre homme.  Cette union n’a au départ, d’autres buts que de contracter une alliance politique pour l’un et de renflouer les caisses de son domaine pour l’autre via le versement d’une dot fort généreuse. 

Mais c’est sans compter sur la personnalité plus qu’attachante d’Élisabeth. Cette jeune femme pleine de ressources (ne jamais sous-estimer une jeune couventine) réussit l’exploit de faire sortir de son mutisme... et de ses gonds son ombrageux mari. Et croyez-moi, ce n’était pas une mince affaire. 
D’autant que Raymond d’Estienne était résolu à ne jamais plus accorder sa confiance à une femme après avoir été trahi par sa précédente épouse, décédée dans des circonstances troublantes que vous découvrirez en lisant le roman. 

Très sincèrement, c’est un roman que j’ai adoré. Et pourtant, on pourrait qualifier la trame de cette romance d’un peu niaise, trouver les héros un peu caricaturaux, mais la magie prend !!

Raymond d’Estienne qui jure ses grands dieux qu’on ne le reprendra plus à aimer une femme, tombe dans les filets de la douce Élisabeth relativement vite. Mais même ce détail, n’entame pas mon enthousiasme. Bien au contraire, lorsque l’on a fasse à soi, une personnalité telle que celle de l’héroïne, il est humainement impossible de ne pas se prendre d’affection pour elle.

La personnalité d’Élisabeth, son sens de la répartie, les échanges savoureux entre les époux, le tout combiné à une intrigue qui se tient, fait de cette romance une réussite. J’ai vraiment passé un délicieux moment de lecture.

Bonne lecture... ou pas ;)

Sanasan

13 commentaires:

  1. IL a l'air intéressant ce roman même si ce n'est pas le genre de livre que je lirais je pense. Par contre je pense que si je le lisais j'aurais du mal avec le fait que l'homme se trouve une autre femme... Même si je sais que c'était souvent le cas à l'époque j'ai vraiment du mal avec ce genre de "pratique" lol.

    Pour ce qui est de le message du marais, j'ai pas lu le roman de la bête du gévaudan. Par contre si tu aimes tout ce qui est légende je te conseille "l'enfant des cimetières" c'est assez sombre (il n'y a pas vraiment de romance) mais je pense que ça pourrait te plaire si tu aimes les légendes réelles (ou pas ;) )

    RépondreSupprimer
  2. Je ne dois plus venir sur le blog de In romance we trust, je ne dois plus venir sur le blog de....oh et puis zut hein, tant pis si c'est ma PAL en prend un coup terrible, au moins je découvre plein de nouveaux livres (et romances hihi). Alors ne me tape pas, ne me fais pas les gros yeux, ne me renie pas, mais je ne connais pas Margaret Moore. Mais c'est promis, je vais rattraper cette erreur monumentale très vite (juste après avoir lu Persuasion de Jane Austen (a)).

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Comment ça tu ne connais pas Margaret Moore !! ;) Et tu n'as pas non plus commencer Persuasion ?! :) Bon 100 pages à rendre pour demain !! "Je dois lire Persuasion" !! :)

      Supprimer
    2. Hihihi...j'avoue je suis une sale gosse. Mais promis je vais m'y mettre, j'attend les vacances pour Persuasion, pour pouvoir le savourer pleinement !

      Supprimer
  3. C'est exactement ça avec les Harlequins : les trames se ressemblent, la fin est toujours semblable. Et pourtant, ils nous font craquer ! Je suis moi aussi amatrice de romances médiévales... As-tu déjà lu Juliette Benzoni ? Elle est selon moi une référence dans le genre !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bizarrement je ne m'en lasse pas :) Et pourtant cela fait quelques années maintenant que je suis une adepte de ce type de romances... :)
      Je n'ai jamais lu Juliette Benzoni !! Je vais noter ça tout de suite !! Merci de l'info :)

      Supprimer
  4. Pourquoi pas mais comme l'auteure est très prolifique, je ne sais pas car j'ai une tendance lorsque je commence un nouvel auteur, à vouloir m'acheter tous ses romans...Et plus de 40, ça fait réfléchir ! ;)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah ah c'est clair ;) Ceci dit, si tu commences, il y a de fortes chances pour que ça te plaise et que tu veuilles lire les 40 ;)

      Supprimer

Partageons nos avis!