La confidente des morts d'Ariana Franklin...

Hello tout le monde, 

La confidente des morts est un roman qui traîne dans ma pal depuis septembre dernier, me semble-t-il. Audrey du blog Cellardoor m'avait conseillé ce titre lors d'un échange concernant sa chronique de "La compagnie des menteurs" de Karen Maitland... 
Roman que je me suis d'ailleurs procuré et qui est l'un de mes coups de coeur de l'an passé. Aussi, je ne peux que vous le conseiller si toutefois vous êtes adeptes de polars et thrillers médiévaux. 

En conclusion, merci, Audrey, pour toutes ces découvertes !! 

Une fois encore, je m'éparpille... Bon cela dit, c'est un peu ma marque de fabrique. ;) 

Je disais donc, "La confidente des morts" a ressurgi sur le haut de ma pal suite à une conversation avec Axelle-Rebecca du blog Crocbooks qui m'a proposé une lecture commune de ce roman. Je l'en remercie et je vous mets en lien la page de son blog ainsi que sa chronique. 

Crocbooks : La confidente des morts d'Ariana Franklin.

Son avis :
Avant toute autre chose, j’aimerais remercier l’administratrice du blog In The Romance We Trust d’avoir lu ce policier médiéval avec moi. J’adore les éditions 10-18 et leurs pépites en version poche.
Je suis tombée amoureuse de l’écriture de cette spécialiste de l’Angleterre du Moyen-Age. Quel dynamisme! L’enquête est très bien menée. Elle constitue un précieux éclairage sur le XII ème siècle. Le règne d’Henri II Plantagênet qui a duré plus de trente-quatre ans était empreint de tensions politiques et religieuses. La perspicacité des personnages nous renseigne sur les contradictions d’une époque. Les jugements hâtifs concernant la place des femmes et le peuple juif allaient bon train, les remèdes médicinaux commençaient aussi à entrer en concurrence avec l’apprentissage scientifique. Les superstitions religieuses s’opposaient parfois au scepticisme philosophique… Ici, la gestion des rapports amicaux, amoureux ajoute du réalisme, de la douceur à l’intrigue.
On se demande jusqu’à la dernière page qui est l’assassin… J’ai complètement été happée par ce tourbillon littéraire. Ce livre est un coup de coeur. Je compte bien me procurer prochainement l’autre investigation traduite en français : La morte du labyrinthe.



Résumé de l'éditeur : 

Cambridge, 1171. Un enfant a été massacré dans des conditions atroces et les juifs, désignés comme boucs émissaires, ont été forcés de se retirer dans le château seigneurial afin d’éviter un lynchage en règle. Henry, roi d’Angleterre, ne voit pas ces événements d’un très bon oeil. Le véritable assassin doit être trouvé, et rapidement. Un enquêteur de renom, Simon de Naples, est dépêché depuis le continent et débarque en ville accompagné d’un Arabe et d’une femme médecin, Adélia Aguilar, spécialisée dans l’étude des cadavres… Un savoir-faire qu’elle doit garder secret si elle veut éviter d’être accusée de sorcellerie.


Mon avis : 

Ce roman est une superbe découverte... Vraiment !! Absolument tout était réuni pour faire de ce moment de lecture, un agréable intermède livresque.

Tout d'abord, il faut savoir que dans ce roman, on entre très rapidement dans le vif du sujet. Bien entendu, l'auteur met en place l'intrigue en utilisant moult détails, mais c'est fait avec une telle intelligence (même pas peur) que l'on ne s'ennuie pas un instant. Elle décrit rigoureusement les lieux, ce qui nous permet d’imaginer les endroits où se déroule l'intrigue. Notamment Cambridge. Elle décrit très précisément aussi, les moeurs de l'époque, le fonctionnement des institutions religieuses, le mode des vies des paysans, mais aussi des notables, les croyances, les superstitions, etc. 

Elle introduit de nombreux personnages en simultané ce qui peut, à un moment nous faire perdre le fil conducteur du récit, et même sembler parfois quelque peu rébarbatif... mais accrochez-vous !! Une fois tour cela mit bout à bout, on adhère très rapidement audit récit.  

On pourrait faire une indigestion devant tant de descriptions... mais non, comme je l'ai mentionné plus haut, Ariana Franklin réussit l'exploit de détailler son oeuvre sans que cela nous assomme. Justement parce qu'entre chaque description, nous pénétrons avec subtilité dans le coeur de l'intrigue principale. 

Henry II a besoin de la manne financière que constitue la communauté juive, pour cela il faut rapidement la disculper des soupçons qui pèsent sur elle. De manière très détaillée, l'auteur explique la relation ambiguë qu'entretenait le monarque avec ce peuple toléré en terre chrétienne.

Il décide donc de faire appelle à Simon de Naples célèbre enquêteur qui sera accompagnée dans son périple par Mansur le sarrasin, castrat de son état. Le monarque de Salernes décide de leur adjoindre l'aide d'une femme dont les connaissances sur l'étude des cadavres leur seront d'une aide précieuse. Il ne tergiverse pas, la meilleure d'entre eux les accompagnera. 

Cette femme c'est Adélia ! 

Parlons du cas Adélia... Tout d'abord il faut savoir que les femmes médecins à cette époque, hormis à Salernes qui fait figure d'exception, étaient considérées comme des sorcières. Aussi, lors de leur arrivée à Cambridge, Adélia taira-t-elle le rôle qu'elle est censée jouer dans l'enquête menée par Simon de Naples. 

Cette femme est totalement en décalage avec son époque même si elle en a admis les codes. De fait, face aux comportements superstitieux, face aux agressions dont elle est la victime (notamment de Sir Gervase qui la traite de Putain à tout va), face aux délires obscurantistes elle observe, analyse, intériorise, se ronge, mais se tait. 
Et là moi je dis bravo !! Une femme avec un esprit profondément et résolument moderne, mais qui n'a d'autres choix que de s'adapter aux codes de l'époque, on ne peut que féliciter l'auteur qui respecte en tout point les faits historiques et le comportement que devaient adopter les femmes en cette sombre période médiévale. 

Le seul et unique point négatif que je souhaite soulever... entre nous, je devrais le qualifier de désagrément plus que de réel point négatif, car il n'a pas forcément gêné ma lecture. Il m'a interpellé c'est sur, suffisamment en tout cas pour que je le mentionne. C'est l'agacement récurrent d'Adélia. 
Toutes les deux pages... pour ne pas dire, en réalité à toutes les pages, Adélia répond sèchement, s'agace, soupir de mécontentement, s'agace de nouveau, répond sèchement encore une fois... etc. 

Bon, je dois avouer que c'est un trait de caractère que je DÉTESTE. Peut-être ceci explique-t-il le fait que cela m'ait autant marqué. Face à une personne absolument pas agressive à mon égard... Je n'ai aucune raison de m'agacer... Elle peut ne pas me comprendre, je peux lui expliquer... Nul besoin d'être acariâtre... Bon voilà c'est dit ;) 

Voilà, outre ce "détail" sans grande importance dans l'intérêt de l'histoire, je n'ai absolument rien d'autre de "négatif" à évoquer concernant ce roman. 

Je conclurais même en affirmant que ce roman est une petite pépite du genre !!  J'ai tout simplement adoré me plonger dans ce thriller médiéval de qualité. Intrigue rondement menée, originalité de l'histoire, dimension historique respectée. J'ai complètement était captivée par ce polar se déroulant dans une Angleterre médiévale obscurantiste ou croyances et superstitions sont le carburant d'une société au moeurs étriquée.  

Bonne lecture... ou pas :) 

Sanasan



Jane Eyre

Hello tout le monde, 

La première fois que j'ai lu "Jane Eyre", j'étais au collège... en Troisième, il me semble, au début de mon initiation à la romance... Je ne l'ai pas relu depuis, mais en décembre dernier, j'ai acheté une édition qui me plaisait beaucoup (et qui, accessoirement, n’était vraiment pas cher) dans le but de le relire. Je me souvenais de l'histoire dans les grandes lignes, mais pas forcément de tous les détails. Une relecture de cette histoire d'amour de la soeur Brontë la moins torturée du lot s'imposait. ;) 

Malgré mes nombreuses bonnes résolutions, ce n'est pas encore chose faite. Et tant que je viendrais noyer une PAL déjà suffisamment abyssale de nouveautés en tout genre, je ne risque pas de me pencher à nouveau sur cette histoire. 

Cela étant dit, je ne vais pas vous mentir en vous affirmant que j'ai hâte de me replonger dans ce roman. J'ai récemment (il y a un ou deux ans) relu "Les Hauts de Hurlevent" et quelle fut ma déception de redécouvrir cette histoire dans ce qu'elle a de plus obscure à offrir, et que j'avais très probablement idéalisée du haut de mes 13 ou 14 ans. Je ne me souvenais absolument pas du sordide de certaines situations, et de la cruauté d'Heathcliff à l'égard de Catherine. J'ai même parfois l'impression d'avoir fait une amnésie sélective tant la différence entre ce que j'imaginais et ce qui s'y passe réellement sont aux antipodes l'une de l'autre...   

Je doute que Jane Eyre me cause la même déception, mais quand même !! C'est l'un des romans les plus beaux que j'ai découvert à l'époque, il est en quelque sorte sur un piédestal duquel je ne voudrais pas le voir chuter. :) 

Bon... tout ça pour dire que j'ai dernièrement visionné et revisionné deux adaptations de l'oeuvre de Charlotte Brontë. 


Synopsis : 

Après une enfance douloureuse, passée sous la coupe de sa tante puis dans un sinistre internat, une jeune orpheline, Jane Eyre, décide de s'émanciper et répond à une petite annonce : on chercher une gouvernante au château de Thornfield-Hall. Jane est engagée. Elle éduquera la protégée du maître des lieux, le ténébreux Rochester, dont elle fait la connaissance dans des conditions dramatiques. En dépit de la froideur et de la bizarrerie de Rochester, Jane ne peut pas s'empêcher de tomber amoureuse de lui. Elle sait pourtant qu'il est très au-dessus de sa condition et, de surcroît, déjà engagé avec la fière miss Ingram. Peu à peu, l'intérêt de Rochester à son égard perce sous son masque d'indifférence narquoise...


Mon avis : 

Commençons par la découverte de la version de 1996 avec au casting Charlotte Gainsbourg et William Hurt. Une découverte me concernant. Et plutôt heureuse la découverte puisque c'est une version que j'ai pris plaisir à visionner. 

Au départ, la présence de Charlotte m'a légèrement fait tiquer. Mais je dois bien avouer que ce rôle était fait pour elle. On ne peut pas dire que le visage de la demoiselle, soit celui d'un top model photoshopé, en cela casting respecté !! Mais au-delà de son physique atypique, j'ai trouvé son interprétation plutôt juste, et même chaleureuse ce qui a contribué à la rendre franchement sympathique. 
Bon... là je dois faire ma Christina Cordula... Leur maquilleur aurait quand même pu fournir un effort non négligeable pour planquer ses cernes !! Parce que bon... ça m'a quand même hautement interpellé.  

J'avais quelques a priori sur le couple qu'elle formait avec William Hurt. Pour être tout à fait franche, je ne pensais pas que ces deux-là pouvaient me vendre du rêve... A priori balayé par leurs interprétations tout en sensibilité et en retenue... 

Cette version est également beaucoup moins austère que celle de 2012 qui se veut plus gothique, tant dans les décors, les costumes que la luminosité. 

En conclusion, je dirais que c'est une oeuvre qui se laisse facilement regarder et que l'on suit avec plaisir sans pour autant qu'elle soit vraiment transcendante... Et j'ajouterai pour finir que la fin m'a particulièrement séduite. On termine sur une note positive racontée par Jane Eyre elle-même qui s’improvisera narratrice pour l’occasion. :) 



Passons à la version de 2012 avec au casting Fassyyyyyy (oui groupie je suis) et la talentueuse Mia au nom imprononçable qui foisonne dans les films en costume et que l'on adore retrouvé dans ce type d'interprétation. 

Une version gothique comme mentionnée plus haut, mais esthétiquement très belle à regarder. Oui je suis une superficielle assumée et l'esthétique d'un film (ou autre.. hum) ça compte... Néanmoins, elle est beaucoup plus austère que la version de 1996. Tant dans sa luminosité que j'ai trouvé moins éclatante, que dans le choix de la période de tournage, probablement en hiver. La première découlant très logiquement du choix de la seconde, on est d'accord. ;) 

Dans cette version j'ai trouvé les personnages beaucoup plus torturés et donc bien plus en adéquation avec le roman, me semble-t-il. Je n'en suis pas certaine, je ne vais donc pas trop m'avancer. Mais même si je l'ai lu il y a des années, je me souviens encore du "gros" de l'histoire. Ce sont les menus détails qui sont passés à la trappe... 
Le scénario est également plus fidèle et n'occulte rien de l'intrigue principale ou presque. En gros tout ce qui est fondamental pour comprendre l'intrigue et de cela je suis certaine, n'a pas été passé à la trappe. 

En conclusion, je dirais que le savant assemblage d'une version fidèle à l'oeuvre de l'auteur, d'une esthétique de ouf, ajoutée à cela un casting qui plaira au plus grand nombre et vous obtenez une réussite cinématographique sans le moindre doute. 

A très vite pour la critique de la troisième version chère à mon coeur, mais qui mérite qu'on lui fasse la part belle. Celle de la BBC de 2006 avec Toby Stephens et Ruth Wilson. 

Bon visionnage, ou pas :) 

Sanasan

Hymne à l'amitié... ou comment j'ai choisi mon pseudo Sanasan




Hello tout le monde, 


Ne vous attendez pas à une chronique littéraire, cinématographique ou taggesque, aujourd'hui je vous propose toute autre chose. 

Un peu de moi, un peu d'elles... et beaucoup de nous. Autrement dit, comment depuis des années on ne m'appelle jamais par mon prénom, mais San ou Sanasan (prononcé "sanasane"). Surnom inventé par "elles"... 

(on m'a posé la question de l'origine de mon pseudo récemment)

- Allo ? 
- Salut San !! T'es où ? 
- Salut Ness !! Ben je mange... 
- OK, mais ou ? 
- Ben à côté du taf pourquoi ? 
- Delph va se jeter d'un pont incessamment sous peu... faut que t'ailles la voir... vite et ne traînes pas !
- OK... Elle veut mourir tout de suite ou ça peut attendre ? 
- Putain tu fais chier !! Je te dis qu'elle veut mourir tout de suite !! Grouille-toi elle a besoin de toi !! 
- Ça va !! j'y vais !! 

Long soupir.... Après tout, Delphine, depuis qu'elle a rencontré ce connard de Frédéric, a des envies de suicide deux fois par semaine, respectivement le lundi et le vendredi (NDLR : Frédéric est l'amoureux de Delphine... vous l'aurez compris c'est un sale type). 

Je me rends donc tranquillement hein, faut pas pousser, à l'institut de géopolitique qui se trouve à quelques minutes de mon travail afin de consoler mon amie. 

J'arrive au secrétariat et là on m'annonce que Delphine ne peut me recevoir.

- Pardon ?! 
- Elle est très occupée, mais elle a laissé une boîte pour vous. 

La jeune femme pivote et se saisit d'un petit paquet qui m'est destiné. 

- Voilà !!

Moi curieuse, je décide bien entendu de l'ouvrir immédiatement, mais c'est sans compter sur le dragon qui fait office de garde-fou.

- Ah non !! Il faudra attendre pour l'ouvrir !! 

Je retourne au bureau en pestant contre Delphine et ses plans "à la con" qui m'ont empêché de manger tranquillement (déjà à l'époque j'étais réputée pour ma gourmandise)...

Une fois installée j'ouvre la boîte... Une lettre signée NJDEKHS s'y trouve dont voici le contenu : 

"Vous avez maintenant une 1/2 heure pour vous rendre à l'Université Paris 8 au 1er étage bât 1 porte au fond du couloir à gauche vous trouverez une porte dérobée rose fushia de la couleur de votre slip derrière laquelle un hélicoptère vous attend... ça va !! On rigole !! L'accueil de la fac suffira...."

Bon... là je commence à me poser des questions sur le pourquoi du comment, mais je me doute un peu de ce qui se trame :) 

Quelques heures plus tard, je me rends tranquillement à l'accueil de la fac.

Visiblement on attendait ma visite puisqu'un jeune homme m'a remis une boîte contenant une deuxième lettre toujours signée NJDEKHS  : 

"Désormais vous devez faire table rase du passé. En plus de vos années facs, d'autres étapes vous attendent. Plus sérieusement l'université Paris 8 a effectivement marqué une partie de votre vie, mais ce n'est évidemment pas la seule. Vous vous rendrez impérativement dans un autre endroit qui a marqué votre existence. Ce dernier, vous ne pouvez l'avoir oublié. C'était le refuge de votre amour avec le matricule H vers le secteur de Sébastopol" 

Le lendemain après-midi, un samedi, je me rends dans un des cafés que j'ai le plus fréquenté à l'époque situé Boulevard Sébastopol à Paris, et qui s'appelait "Autour d'un café". Je m'installe et attends le serveur. 

- Bonjour !! Je m'appelle Sanasan est ce que vous avez quelque chose pour moi ? 

Il me sourit, me quitte sans un mot et revient avec une nouvelle boîte, un café et un muffin de la taille d'un éléphant... 

J'ouvre la lettre et voici son contenu : 

"Votre prochaine mission consistera à vous procurer dans les plus brefs délais (et pas dans 5 jours Sanasan!!!) un exemplaire du journal libération daté du samedi 27/09/03. Pourquoi ? D'abord parce qu’un peu de culture ne vous fera pas de mal et par ailleurs "ENTRE NOUS" libé est un journal très instructif (en particulier à la page 27). 

Je termine mon café, mon muffin et fonce vers le kiosque à journaux. Après m'être procuré le journal libération, je tourne les pages jusqu'à la page 27 et tombe sur la rubrique "ENTRE NOUS"... Et voici le contenu qui m'était destiné : 

"Société Mec interim déplore le départ inopiné de Sanasan membre fondateur pour CDI dans société M.... comme quoi rien n'est perdu"... 

À ce moment-là, je ne vous cache pas que j'ai versé ma petite larme... et j'ai compris pleinement le sens de toute cette mise en scène... 

Bien entendu, l'aventure est loin d'être terminée :) 

En rentrant chez moi le soir, je découvre une nouvelle boîte sous mon oreiller et je me demande comment elle a pu arriver là... Avant de découvrir que mon petit frère était dans le coup !! 

Voici le contenu de la dernière lettre des NJDEKHS : 

"Vous trouverez ci-dessous une recommandation pour effectuer votre ultime mission. Cette mission si vous l'acceptez, vous délivrera des chaînes de l'organisation qui vous hantent depuis tant d'années. Cette organisation qui vous a fait subir des injures atroces "San t'es trop superficielle", les brimades odieuses " San t'es ou ? ça fait une heure qu'on t'attend", "San t'es relou quand tu fais la gueule" ... Il y en a beaucoup d'autres, mais nous n'avons plus de places... Avec la fin de cette mission viendra la fin du cauchemar (c'est une blague San, t'as cru qu'on allait te lâcher aussi facilement?) Votre mission sera d'intégrer la cellule. Vous infiltrerez la cellule d'abord incognito, puis vous vous imprégnerez de l'ambiance, ensuite des sentiments... Votre mission Sanasan sera de mettre au monde un agent secret aussi performant que vous... mais sans les défauts :)"

En bas de cette ultime lettre se trouvait le message suivant :

"RDV Dimanche 28 septembre à Ladurée 75 Ave des Champs Elysées à 10h tapante... N'oubliez pas de décliner votre identité !!" 

Le lendemain dans la matinée, j'arrive à LaDurée à l'heure précise du RDV. Lorsque je décline mon identité à l'hôtesse d'accueil elle m'invite à la suivre et là ô surprise, j'arrive à l'étage et personne !! Même pas un client !! Je me tourne vers elle, l'air interrogateur, elle me sourit et me demande de m'installer. Quelques minutes plus tard, les NJDEKHS arrivent toutes ensemble pour fêter ce qui sera mon enterrement de vie de jeune fille. :) 

Je n'en revenais pas de tout ce qu'elles avaient organisé, du temps qu'il avait fallut pour ce faire et de tous les petits détails dont elles se sont souvenues et qui ont fait de notre relation quelque chose de fort !! Et puis franchement !! Réussir à convaincre la direction de Ladurée de nous laisser utiliser l'étage alors que cette aile est fermée au public en matinée !! Big Up les filles !! 

Elles sont depuis des décennies mes amies... et pour certaines depuis la maternelle... Malgré l'éloignement, le quotidien, les tracas de la vie de tous les jours, nous faisons en sorte de nous retrouver... tout simplement parce que c'est ça la définition de l'amitié. :) 

Voilà un peu de moi que je vous ai dévoilé aujourd'hui et que, je l'espère, vous avez pris plaisir à lire :) 

Sanasan... Et les NJDEKHS (Ness, Julie, Delphine, Édith, Karima, Habiba, Stéphanie... )






And Then they were none Adaptation BBC

Hello tout le monde,

Je pense que vous le savez déjà, mais je suis une inconditionnelle des romans d'Agatha Christie. À 20 ans, je devais avoir lu tous ses romans. Les plus célèbres d'entre eux font partie de mes favoris. Et les "10 petits nègres" ne font pas exception à la règle. 

Lorsque j'ai découvert qu'une nouvelle adaptation allait être diffusée sur la BBC en l'honneur du 125e anniversaire de naissance de la romancière, cela va sans dire que j'étais impatiente de pouvoir le visionner. Chose que je n'ai pas faite immédiatement malheureusement (mon disque dur croule sous les séries et mon compte Apple va bientôt faire l'objet d'une interdiction d'utilisation). 



J'ai enfin pu la visionner et d'emblée je peux vous dire que je suis conquise. Cette mini série de 3 épisodes est une réussite. Et à presque tout point de vue. (2/3 bémols, mais pas suffisamment notables pour que cela entame mon enthousiasme). De toute façon avant celle-ci, aucune précédente adaptation de ce roman n'était suffisamment remarquable pour qu'on en parle (notamment celle de 1976 que j'ai en DVD et que je trouve vraiment très très moyenne pour ne pas dire mauvaise). 



Tout le monde ou presque connaît l'histoire, je ne vais donc pas m'éterniser à vous les rappeler. Je vais m'attarder sur deux choses principalement : le casting et les décors. 

Commençons par le casting. Vous allez y trouver du lourd... du très très lourd. Tout ce que la BBC a de talent, ou presque, est réuni dans cette adaptation. Il y a cependant deux acteurs dont l'interprétation sort du lot. 
Attention je ne dis pas que les autres nous proposent de mauvaises interprétations... du tout, mais force est de constater que le jeu d'acteurs de ces deux-là est notablement meilleur. 
Il s'agit d'Aidan Turner dans le rôle de Philipp Lombard et Toby Stephens dans le rôle du docteur Edward Armstrong. 


À noter également, la formidable interprétation de Maeve Dermody qui n'est pas anglaise... mais australienne. Une actrice que j'ai découverte dans ce film et dont le rôle lui allait comme un gant. J'ai trouvé que Vera, dès le départ, portait sur ses épaules une partie de la réussite de ce film dans une interprétation juste et sans excès, et même parfois un peu inquiétante. 


En plus de l'atmosphère créée pour les besoins du film, les acteurs ont subtilement mis en place une ambiance inquiétante, une tension psychologique oppressante dont on n'a pas forcément l'habitude dans les adaptations des romans d'Agatha Christie. 

Passons aux décors !! 

Et là, je dois vous avouer que j'ai des choses à dire. Autant dans les films que dans les séries estampillées Agatha, nous retrouvons à peu de chose près les mêmes décors. Ici, j'ai trouvé qu'ils avaient pris grand soin de moderniser la mise en scène de façon à ce que cela nous semble moins "vieillot" et peut-être un peu trop Art déco... Est-ce que cela m'a plu ? Et bien, je dois reconnaître que j'apprécie le style un peu vieux et poussiéreux qui m'a un peu manqué ici. Bon c'est pas non plus atroce hein !! Mais ça ne cadre pas forcément avec l'image que l'on se fait d'une maison des années 40 en Angleterre. Du moins certaines parties telles que la bibliothèque, la salon ou la salle à manger que j'ai trouvé résolument modernes.



Autre petit bémol, ce sont les scènes de violences, la tension sexuelle entre certains protagonistes, la présence de drogue à l'écran. Tout ça réunit, ne cadre pas franchement avec ce à quoi nous a habitué A.C dans ses oeuvres ni mêmes dans les diverses adaptations que j'ai vu jusqu'à présent. 
Je pense que les réalisateurs ont souhaité s'adapter à l'air du temps hein !! Habituellement tout est fait en subtilité. On suggère, sans rien montrer pour respecter l'esprit insufflé dans les oeuvres d'Agatha Christie. Ici on fonce dans le tas. 
Bon je le reconnais, je chipote un peu hein, ceci n'a rien d'une critique virulente puisque je le répète, j'ai adoré cette adaptation. Et ces 2/3 bémol n'ont absolument pas amoindri mon enthousiasme filmesque (ça se dit pas ?) ;) pour cette minisérie. 

En conclusion, je dirais que c'est une excellente adaptation, et même une réussite du genre tant par l'atmosphère inquiétante reproduite ici, que par le remarquable et même magistral jeu d'acteurs des différents interprètes. La tension va crescendo, et même si on sait exactement comment cela va se conclure, notre interêt pour ce qui va se passer ensuite, va en s'accentuant. En pour ça je ne peux que leur tirer mon chapeau !!

Bon visionnage... ou pas ;) 

Sanasan